Ce fut notre coup de cœur de la saison précédente… revoilà donc la compagnie Dare d’Art !
La matière de ses romans, Albertine Sarrazin l’a puisée dans son vécu. Rebelle dans la France de De Gaulle, tour à tour emprisonnée, en cavale, amoureuse, tapineuse, elle a recraché dans ses livres sa rage de vivre sous un humour à toute épreuve. Cette « bombe littéraire » a explosé en 1965 (traduite en 28 langues !) avant de mourir en 1967, à l’âge de 29 ans, laissant derrière elle 3 livres seulement.
Ce destin éphémère et céleste a nourri l’imaginaire voltigeur de la compagnie et de ses interprètes. Mobilisant toutes les ressources du cirque aérien et des jeux d’équilibre, dans un langage poétique fait de métaphores visuelles, ils rendent un hommage éthéré à celle qui s’obstina à défier les lois de la pesanteur humaine et ne fut clouée au sol que par la prison…
Un univers à la verticale, toujours à la limite de l’équilibre et de la chute, où ils courent de prise en prise, dansent contre la paroi, se précipitent dans le vide, tournoient au bout d’un élastique, s’aiment en suspens.
Accompagnés en direct par un musicien, Théophile Vialy, ils nous livrent une sacrée performance qui s’achève, gorge nouée et larmes aux yeux, sur le « Lascia ch’io pianga » de Haendel.
Mise en scène :
Isabelle Caubère
Avec :
Sophie Kantorowicz
Xavier Martin
Musique originale :
Théophile Vialy
« Les seuls regrets doivent naître des choses que l’on n’a pas pu accomplir » Albertine Sarrazin
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