Les mercredi du Théâtre.
Buno est un clown.
Buno est un fou en liberté que la police devrait rechercher toute affaires cessantes pour atteinte à la morosité ambiante.
Buno ne parle pas, il vocalise, comme un enfant qu’on aurait eu la brillante idée de laisser seul sur scène.
Avec sa chaise et son piano volant, les cheveux en pétard, il embarque le public dans un enchaînement de numéros loufoques, une suite d’exubérances audacieuses où explose sa volonté de ne pas se conformer.
Déjanté de la binette, fêlé la tirelire, brûlé de la cafetière, pressé du citron : il n’existe pas de qualificatif pour saisir cet énergumène hors du commun qui voltige entre l’absurde et la déraison.
Il s’affaire sans relâche, tente de se dépatouiller avec les objets retors, forcément, faisant de chaque toquade accomplie une victoire héroïque.
Dans un univers toujours en bascule entre cirque, music-hall et théâtre, Buno dentelle la poésie à la tronçonneuse… dans le seul but de nous dérider les zygomatiques. Et l’on ne peut s’empêcher de penser à Charlot.
Mesdames, messieurs, les enfants, sous vos yeux ébahis, voici Buno, un clown, un vrai, comme on en voit peu !
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