Indéfinissable. A force de s’immerger dans le second disque de Daphné, ce “Carmin” au charme aussi troublant que singulier, on ne sait plus trop ce qui nous a d’emblée frappés.
Est-ce sa voix, élégante, évanescente qui se perd parfois dans les aigus pour mieux retomber dans le creux de ses graves ? L’amplitude des mélodies, vaporeuses ou entraînantes, pleines de souffle et de cordes tendues vers le ciel ? Ou la belle poésie des textes, oniriques et lyriques, évocateurs, libres, rêveurs, qui ouvrent grandes les portes de nos souvenirs et de nos imaginaires ? Qu’importe au fond ce qui nous pousse dans les filets de Daphné : l’essentiel, c’est qu’une fois fait prisonnier, on n’a plus guère envie d’en sortir.
Daphné ne parle pas d’elle. Elle parle d’ailes. Les amants sont des oiseaux, la musique s’envole, la voix plane en apesanteur. Caresse songeuse, ruisseau rieur, notes hautes d’amante et d’oiseau... Daphné chante l’invisible et nous laisse faire les illustrations. Son écriture aux pigments poétiques, sa personnalité de fée envoûtante laisse augurer un concert ...magique !
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