Fréhel est la plus « blues » de nos chanteuses réalistes par le timbre, la puissance, le phrasé musclé, l’âpre sens du tragique.
Au dernier soir de sa vie, Fréhel est seule dans un bar de Pigalle, chez le Bougnat. Nous sommes le 2 février 1951. La « fleur du peuple » est fatiguée, usée et, au fil des verres mendiés, elle se raconte. Par flash-back, elle refait le parcours de sa vie exceptionnelle et tumultueuse qui l’aura menée sur les plus grandes scènes du monde et dans les tréfonds de la déchéance.
Ainsi, nous croiserons Damia, Maurice Chevalier, Mistinguett, Gabin… Nous parcourrons les rues de Pigalle jusqu’à la scène de l’Olympia, nous fuirons Paris avec elle pour rejoindre Saint-Pétersbourg, Bucarest, Constantinople. Nous glisserons dans sa dégringolade entre cocaïne et alcool…
Avec « Fréhel à la dérive », Alain Besset et Josiane Carle nous montrent Fréhel dans sa beauté de grande dame et dans sa faiblesse de simple femme. Humaine et authentique, marquée à vif par les souffrances d’une existence solitaire, elle reste aujourd’hui une référence dans la chanson de l’entre-deux-guerres. Interprète de « la java bleue », « la der des der » ou « la coco », Fréhel influencera des générations d’artistes, de Charles Trénet à Jacques Higelin, de Mano Solo aux Têtes Raides sans jamais tomber dans l’oubli.
Mise en scène : Alain Besset
Avec Josiane Carle, Alain Besset et Valérie Gonzales
Coproduction Chok Théâtre et
Centre Culturel Louis Daquin de la Ricamarie
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