Raf Bani (création 2009)

Raf Bani (création 2009)
Qu’il est dur d’être un homme sur cette terre pleine d’embûches. Encore plus dur quand on est amoureux. Et carrément désespérant lorsque la femme aimée est aimée par deux autres prétendants.

Trois hommes, une femme et un auteur. Un bout de terre, des vies en devenir et l’Amour. A partir du thème d’Hernani, l’auteur Kanak Pierre Gope continue sa quête d’un monde meilleur où la parole est vraie et se veut sincère.

Trois hommes dans leur amour pour la femme vont s’affronter et soulever les terribles secrets du passé. Pour conquérir la belle aimée, ils vont se faire mal et défendre, mot après mot, leur quête amoureuse. Ils ne se justifient pas, ils défendent leur espoir, avec l’humour du désespoir. Sous l’oeil vigilant de l’homme de l’ombre, la femme va elle aussi tenter de survivre face à ces trois monstres d’amour.

Né à Nouméa en 1966, Pierre Gope a vécu l’essentiel de sa vie d’homme à la tribu de Pénélo, à Maré, (îles Loyauté), au rythme des fêtes coutumières et du travail de la terre. Il quitte l’école à l’âge de douze ans, alors qu’il est en classe de Certificat d’Études, interrompant ainsi provisoirement ce qu’il appelle lui-même son « chemin de l’eau vers la mer ». Il fait un bref passage par le Centre de Formation professionnelle (CFPR) de Nouville avant d’intégrer, en 1987, le S.M.A. (Service militaire adapté) de Koumac. Un déclic se produit. Il commence à écrire des lettres, des poèmes. Il exercera ensuite, au gré des vicissitudes d’une existence désormais définitivement vouée à l’écriture, plusieurs métiers : employé à la charcuterie La Française, ambulancier, livreur de pain…
En 1991, il fait, à la même époque qu’Édou Wamaï et Richard Digoué, une rencontre déterminante avec Suleiman Koly, metteur en scène ivoirien. Celui-ci avait été chargé par la ville de Nouméa de monter un spectacle avec les « jeunes des quartiers populaires ». C’est ainsi que naît la troupe Mosaïque qui tourne sur tout le territoire, se produit à Hienghène, Koné, Kouaoua. Stimulé par cette expérience unique, Pierre Gope rejoint Suleiman Koly à Abidjan, puis rédige et monte, l’année suivante, son premier spectacle : Wamirat, fils du grand chef de Pénélo (1992).
Il dispose désormais de sa propre troupe : Cebue (Mémoire). Dès lors, il ne cessera d’écrire et de mettre en scène pour le théâtre : Où est le droit ? (1993), Le Silence brisé (1996), Le Cri du désespoir (1997), Cendres de Sang (1998), Pavillon 5 (1999), Les Murs de l’oubli (1997), Le Dernier Crépuscule (2001), La Fuite de l’Igname (2002), Les Dieux sont borgnes, en collaboration avec Nicolas Kurtovitch, lors d’une résidence à la Chartreuse (Villeneuve-lès-Avignon, 2002), Passe, j’ai le temps (2005), Les Grenouilles, avec Lolita Monga, d’après Aristophane (2004), La Parenthèse (2005), Les Champs de la terre (2006), La Nouvelle et sublime histoire de Roméo et Juliette d’après Shakespeare, et enfin, Les Quarante-cinq minutes avant l’assaut (2008), ainsi que Raf Bani, inspiré d’Hernani, soit en tout, dix-sept textes qui constituent le véritable acte de naissance du théâtre néo-calédonien, une écriture singulière qu’il fera connaître, au fil des années, à Samoa, Fidji, Vanuatu, La Réunion ou Porto Rico.
« Mes pièces, dit-il, parlent du viol, des droits de la femme, de la coutume, des abus de pouvoir, de la prison […]. Je ne me suis jamais fait d’illusion quant à la portée de ma voix. Il s’agit simplement pour moi de chercher à regarder les problèmes en face. […]
Je me sens comme une obligation morale d’en rendre compte. […] J’apporte ainsi une aide, à la mesure de mes moyens, aux miens mais aussi à tous les hommes. »
Pierre Gope travaillera aussi à Rennes, avec Peter Brook (L’Homme qui prenait sa femme pour un chapeau de paille, 1993), puis, plus tard, avec Peter Walker, au Vanuatu. Il a publié, entre autres, S’ouvrir (éd. L’Herbier de Feu, 1999), un recueil riche de onze poèmes, dont certains, tels Religion, sont entre-temps devenus des standards.

Informations spectacle Raf Bani

Le site de la compagnie

Compagnie Alliage Théâtre
Mise en scène : José Renault
L’homme de l’ombre : Pierre Gope, Georges Guignol :Victor Mazzili, Clémence :Manga Ndjomo,
Raf Banni : Simon de Gliniasty,
Le vieux Jaques :Michel-Jean Thomas
Lumières : Lo-Ammy Vaimatapako et Thierry Robert,
Conseiller musical : François de Bortoli

  • Mardi 24 novembre 20 h 30
  • Théâtre des Pénitents
  • Plein tarif : 17 €
  • Tarif réduit : 14,45 €
  • Durée : 1 h 15

Radio

Théâtre des Pénitents - Place des Pénitents - 42600 Montbrison Tél : 04 77 96 39 16 - Licences d’entrepreneur  

de spectacles : 1-144180 / 2-144182 / 3-144183 - graphisme saison 09/10 phaSme www.phaSme.com